Ses professeurs préconisent le redoublement

Ses professeurs préconisent le redoublement.

Le redoublement est un fréquent sujet de conflit entre enseignants et parents. Il est vrai qu’il est difficile à résoudre. La tendance des orientations scolaires actuelles est plutôt d’éviter le redoublement. Mais elle peut conduire à orienter par la suite l’adolescent vers une filière qui ne correspond plus ni à ses projets ni à ceux de sa famille. Inversement, le fait de redoubler, et
la blessure d’amour-propre qu’il entraîne, sont démotivants.
La réponse ne peut donc être que ponctuelle, chaque cas étant différent. Le redoublement doit faire l’objet d’une discussion approfondie entre enseignants, parents et adolescents. La façon dont la décision onlinegamblinglobby.com/casino-online-uk est préparée, les conditions dont elle est assortie, le sens qu’elle prend de ce fait pour l’adolescent tout comme les espérances que peuvent faire naître la promesse de meilleurs résultats contribuent à le projeter dans un avenir qui ne soit pas synonyme d’échec mais de réussite future.

Mon fils a la clé de la maison. Il est libre. Est-ce risqué

Mon fils a la clé de la maison. Il est libre. Est-ce risqué?

La description de ces key children, les «enfants à la clé », nous vient des États-Unis. Ils sont la manifestation d’un changement de la société et de la famille qui a vu notamment l’émancipation des mères de famille et leur accès à une vie professionnelle. L’essentiel est que la liberté ne soit pas synonyme de solitude ou, plus encore, d’abandon. Mais, comme toujours dans le domaine de l’éducation, le principe est plus facile à énoncer qu’à réaliser. Et ce d’autant plus qu’il est parfois difficile de percevoir l’enfoncement d’un adolescent dans un sentiment de solitude. L’adolescent peut longtemps ressentir cette liberté comme une chance sans ressentir la montée sournoise d’un sentiment de morosité, d’ennui, de démotivation. Il ne sent pas le droit, ni même l’envie, de se plaindre, car il ne souhaite pas que ses parents viennent s’occuper de ses affaires. Il pense qu’il n’a rien à leur reprocher et qu’il a même la chance qu’ils soient « cools » et le laissent tranquille. En fait, sans en être vraiment conscient, il va progressivement chercher dans l’environnement matériel (téléphone, vidéo, nourriture, toxiques…) et/ou auprès de ses copains le soutien et la présence qui lui font défaut.
Cette liberté, pour être constructive, doit donc s’accompagner de moments de rencontre et d’échanges privilégiés entre l’adolescent et sa famille. La qualité de ces liens pallie alors leur relative faiblesse quantitative…

Mon enfant a de mauvais résultats scolaires. Est-il paresseux

Mon enfant a de mauvais résultats scolaires. Est-il paresseux?

Le qualificatif de «paresseux» est plus souvent appliqué aux garçons qu’aux filles. Est-ce le bon qualificatif? On peut penser que non, car il relève davantage d’un jugement moral que d’une vérité psychologique. Une personne jugée paresseuse ne l’est plus quand elle est motivée. Elle peut même se révéler passionnée et ardente au travail.
Plutôt que de traiter un enfant ou un adolescent de « paresseux », il vaut mieux se demander d’où vient son manque de motivation. Lui coller une étiquette péjorative peut favoriser son identification à l’image qu’on lui renvoie de lui-même, surtout à cet âge.

Pourquoi un adolescent semble-t-il manquer totalement de motivation pour travailler ? Même si sa désinvolture apparente pourrait le laisser croire, ce n’est jamais un signe de bien-être et d’épanouissement, mais un signe de manque de confiance en soi dont les raisons sont complexes et variables. Elles peuvent aussi bien être liées à la peur de l’adolescent de décevoir, à un manque de confiance dans ses capacités à répondre à ce qu’on lui demande, qu’à sa peur de s’affirmer et de montrer son envie d’occuper la première place, voire d’écraser les autres de sa supériorité.
Car, en réalité, sentiments d’infériorité et de supériorité ne sont que les deux faces de l’envie d’occuper une place unique, d’être au centre de l’attention. Mais si la réussite est aléatoire, dépend de l’opinion des autres et n’est jamais acquise, l’échec, surtout quand on en est soi-même responsable, est toujours sûr et entièrement maîtrisé. C’est-à-dire que l’adolescent peut penser
inconsciemment : «Si je travaille et que je n’ai pas les résultats escomptés, on va penser, et moi le premier, que je ne suis pas aussi capable que je l’espérais. Si je ne travaille pas, il n’y a rien d’étonnant à ce que je ne réussisse pas, et on peut toujours penser que si je travaillais, je réussirais… »
La paresse apparente protège de la déception d’un échec possible, surtout quand l’idéal de réussite est très élevé – peut-être trop -, qu’il paraît donc hors de portée et fait, par contraste, se sentir inférieur. Un sentiment d’infériorité est toujours relatif; il se nourrit d’exigences excessives et de désirs de grandeur. Les idéaux familiaux tiennent une place importante dans la façon dont l’adolescent conçoit sa réussite ; il se positionnera différemment selon celle des autres membres de la famille, d’une façon d’ailleurs souvent imprévisible, car très différente selon les circonstances.
Tel adolescent se sentira soutenu et même tiré vers le haut par la réussite de ses parents et/ou de ses frères et sœurs tandis que tel autre refusera la concurrence et choisira, souvent inconsciemment, de prendre le parti du dilettantisme.

Selon son sexe, la rivalité jouera différemment entre un enfant et ses parents. Un père brillant et une mère en retrait, par exemple, peuvent tout autant servir de modèle que de contre-modèle aux enfants du même sexe. La fille peut vouloir ressembler à son père ou se l’interdire par peur de dépasser sa mère. De même pour un garçon; tous les positionnements sont possibles et peuvent se succéder en fonction des événements et de l’évolution personnelle de chacun. Une des situations types de l’adolescent en échec scolaire est celle du garçon ayant vécu jusqu’alors porté par l’admiration et l’attention soutenue de sa mère. Avec la puberté, l’adolescent se sent obligé de prendre de la distance, gêné par cette proximité affective et physique et désireux de s’affirmer par lui-même. Mais cette distance, la relative solitude qu’elle implique, le fait que personne ne puisse vraiment remplacer cette mère et son regard admiratif, contribuent à déprimer le jeune homme. Seul, il a du mal à travailler et à se concentrer. Il s’évade dans des rêveries, va rechercher des appuis divers : télévision, musique, lectures, amis, ou autres passe-temps moins anodins. La chute de ses résultats scolaires n’arrange rien : il se déçoit et pense décevoir ses parents. Il va chercher la compréhension qu’il pense ne pas trouver chez lui auprès d’amis qui lui ressemblent, ayant le sentiment d’être accepté par eux pour lui-même, quoi qu’il arrive, comme autrefois avec sa mère. Il peut arriver que cette recherche d’un réconfort mutuel dérive progressivement, les adolescents s’entraînant les uns les autres à consommer haschich ou alcool. L’échec de l’adolescent se confirme : ses résultats scolaires lui barrant la route de ses ambitions, autant être grand dans l’échec, à défaut de l’être dans la réussite.

Sa mère ou son père veulent l’aider, le faire travailler, ce qui ne fait qu’empirer la situation, transformer la vie familiale en une série d’incessants conflits. Tout plaisir partagé avec ses parents l’exaspère, comme si ceux-ci n’étaient capables de l’aimer qu’en vertu des satisfactions qu’il peut leur procurer. Avoir une bonne note équivaut pour lui à se soumettre à ses parents, à redevenir l’enfant choyé et adulé d’autrefois qu’il rejette d’autant plus violemment qu’il sait qu’il en garde une nostalgie inguérissable. Il ne se sent lui-même, menant une existence propre, différente de celle de ses parents, que dans ce qui les navre. Plus ceux-ci essaient de cacher leur déception, de se montrer compréhensifs, plus il a envie et besoin de les décevoir et de les provoquer.

Alors que l’on constate souvent que, si les parents acceptent de mettre une distance entre eux et l’adolescent avant que la situation d’échec ne soit définitive, elle est susceptible de s’inverser. Un séjour en pensionnat, par exemple, peut permettre à l’adolescent, encouragé par le rythme de la vie en groupe, de retrouver goût au travail, lui évitant certaines des tentations auxquelles il était difficile de résister. De plus, il ressentira sa réussite, obtenue hors du regard parental, comme lui
appartenant réellement. Rassuré, il pourra alors nouer avec ses parents des liens plus positifs, et d’autant mieux apprécier leur présence qu’il les verra moins souvent.

Le résultat d’un tel éloignement n’est bien entendu jamais acquis d’avance et dépend en grande partie de la qualité des rencontres que peut faire l’adolescent. Néanmoins, une mise à distance, quelle qu’elle soit, paraît susceptible d’avoir des effets positifs. Les plus difficiles à convaincre sont souvent les parents, qui la vivent comme une punition et un abandon. Ce faisant, ils confirment chez l’adolescent le sentiment qu’il est incapable de se prendre lui-même en charge. Aux parents de comprendre que leur plus grande réussite est de faire en sorte que l’adolescent puisse faire la preuve de ses capacités d’autonomie. Même s’il les a construites à partir de ce qu’il a reçu d’eux, ses réussites lui appartiennent en propre, et il doit s’en persuader. C’est alors seulement qu’il peut revenir vers eux suffisamment sûr de lui pour pouvoir s’en rapprocher sans crainte.

Le cas des mères seules...Est-ce plus difficile à vivre pour un adolescent

Le cas des mères seules…Est-ce plus difficile à vivre pour un adolescent ?

La situation monoparentale est considérée « à risque » pour l’enfant. Statistiquement ces enfants semblent, en effet, présenter davantage de difficultés de tous ordres et de troubles psychiques. Cependant, plus de risques ne signifie pas risques certains, et il ne faut pas oublier que la majorité des enfants élevés dans ces conditions ne rencontreront aucune difficulté particulière dans leur développement. Il est donc possible de compenser les facteurs de risque que représente, pour un enfant, le fait d’avoir été élevé par une mère seule. Ce n’est pas parce qu’une mère élève seule son enfant que les éventuels troubles de celui-ci sont imputables à la situation de monoparentalité. Bien d’autres facteurs peuvent être incriminés. C’est le cas, par exemple, de la présence de troubles de la personnalité et du comportement chez la mère, d’une situation sociale et économique difficile, d’un isolement ou de rupture avec la famille de la mère. Les mères seules ont souvent des personnalités plus vulnérables, et cette vulnérabilité est en elle-même un facteur de risque pour l’enfant.
Une fois de plus, l’adolescence va être le moment privilégié de révélation de ces difficultés, notamment au travers du tête-à-tête mère/adolescent qui constitue le facteur de risque essentiel de conflit.
L’enfant, pour se développer, a besoin de relations privilégiées tout en s’ouvrant à un tiers et à la différence. Le père représente ce tiers par excellence, puisque présent et nécessaire depuis la conception. Son absence rend l’ouverture vers l’extérieur plus difficile. Elle expose l’enfant à une dépendance affective exagérée et au besoin de se différencier de la mère par la création d’obstacles à la relation et, intérieurement, par la mise en place d’une relation fondée tout à la fois sur l’agrippement à la mère et sur l’insatisfaction. Celle-ci se manifeste par deux modes d’expression essentiels : caprices et conduites d’opposition d’un côté, plaintes et inquiétudes corporelles de l’autre. Plus l’adolescent aura besoin de s’accrocher à la présence maternelle pour trouver une
sécurité et une valorisation qu’il ne trouve pas en lui, plus il tentera d’échapper à cette attraction maternelle, ressentie comme une emprise, par la multiplication d’obstacles à un rapprochement entre elle et lui…
Mais absence ou présence d’un tiers ne se réduisent pas à une simple absence ou présence physiques. La mère, par ses intérêts et ses attachements, désigne à l’enfant le tiers qu’elle investit, celui qui importe pour elle et qui peut devenir pour l’enfant plus que le père réel. Le parent est parent pour l’enfant du fait de sa présence et de son intérêt pour lui, mais aussi par l’attention que
lui porte l’autre parent. L’importance de cet investissement maternel laisse ainsi largement ouverte la possibilité de substituts paternels ou de personnes pouvant servir de support à des identifications autres qu’avec la mère, mais compatibles avec celle-ci.

Elle a fumé sa première cigarette. Va-t-elle devenir « accro »

Elle a fumé sa première cigarette. Va-t-elle devenir « accro » ?

Elle a fumé sa première cigarette? Quoi de plus banal! Et cependant, c’est un geste qui peut être
lourd de conséquences, d’autant qu’il est le fait d’adolescents de plus en plus jeunes, et de plus en plus des filles. Mais, là encore, il ne faut pas dramatiser… Néanmoins, il faut savoir que plus on commence à fumer tôt, plus les risques de complications somatiques graves – tels que le cancer du poumon – sont importants. Par ailleurs, l’indicateur le plus significatif des risques de toxicomanie et de dépendance reste le fait de commencer à fumer avant l’âge de 12 ans, et ce surtout si la consommation est importante. Toutefois, en ce qui concerne le risque de toxicomanie, il est difficile de savoir s’il est véritablement favorisé par le fait de fumer ou si le fait de fumer est le signal d’une vulnérabilité psychologique, voire biologique, aux conduites de toxicomanie. Malgré tout, il ne sert à rien de chercher à mener une prévention forcenée. Car il n’est pas heureux que les parents donnent aux enfants le sentiment qu’ils cherchent à contrôler à tout prix leurs comportements, ni qu’ils veulent et peuvent maîtriser leur avenir. Il n’est pas souhaitable non plus que les enfants grandissent entourés d’une anxiété parentale permanente. La meilleure prévention réside dans la création d’un climat de confiance réciproque qui témoigne que les parents estiment que l’adolescent possède les ressources personnelles suffisantes pour gérer au mieux les risques inhérents à la vie. Mais confiance ne veut pas dire insouciance et liberté totale. Elle suppose d’avoir posé au préalable des limites et des interdits qui aient été expliqués à l’enfant et surtout qui soient évolutifs :
l’adolescent doit pouvoir prendre lui-même le relais de la vigilance parentale. Des réajustements et des retours en arrière sont possibles ; il est recommandé de les envisager sans drame, comme un coup de main temporaire donné par les parents à une difficulté et un débordement passagers de l’adolescent. Il n’est alors pas rare que l’adolescent diminue rapidement sa consommation de
cigarettes, voire la cesse totalement. L’adolescent y renoncera comme à tous les comportements provocateurs du début de l’adolescence, qui s’atténuent dès qu’il se sent plus sûr de lui et parvient à s’approprier un territoire et un espace qui lui soient propres.

Il ne voit plus beaucoup ses grands-parents. Est-ce mauvais pour son équilibre

Il ne voit plus beaucoup ses grands-parents. Est-ce mauvais pour son équilibre?

Les grands-parents sont une chance pour une famille. Ils représentent en effet un tiers différenciateur idéal entre le bloc «papa-maman» et les enfants. Combien d’adolescents qui traversent une passe difficile avec leurs parents trouvent dans un des grands-parents un interlocuteur au sein de la famille avec lequel ils peuvent rétablir le dialogue. Ils accepteront de lui l’appui, les conseils, plus encore des manifestations d’affection partagée qu’ils ne s’autoriseraient pas avec les parents. La différence de génération crée une distance salutaire. L’attente et la dépendance affective sont moins sollicitées et, de ce fait, la réceptivité de l’adolescent s’en trouve accrue. Mais la qualité des liens avec les grands-parents ne se crée pas en un jour, même si l’adolescence peut conduire à la redécouverte d’un grand-parent quelque peu oublié. Elle est le fruit d’une construction qui s’appuie beaucoup sur la nature des liens entre les parents et leurs propres parents. Enfants et adolescents sont particulièrement réceptifs et attentifs au climat affectif entre les générations précédentes, et sont très vite partie prenante des comptes non réglés. Ceux-ci repré-
sentent en effet des pôles de fixation des intérêts familiaux et des conversations entre adultes qui fascinent les jeunes, même s’ils n’en montrent rien. Les conflits des générations antérieures deviendront de ce fait eux aussi des points d’appel pour les petits-enfants, qui auront une forte propension à rejouer des situations et des conflits similaires avec leurs parents. La similitude
viendra essentiellement du besoin de l’adolescent d’occuper la même place que le grand-parent le plus investi dans l’intérêt du ou des parents. Mais ce peut être par des modes d’expression très différents des conflits vécus entre le ou les parents et le ou les grands-parents.

Par exemple, une adolescente peut dire détester sa grand-mère maternelle pour « le mal » qu’elle aurait fait à sa mère, mais « s’arranger » pour mobiliser intensivement son intérêt en l’inquiétant par une conduite anorexique. Elle reproduit ainsi une relation où elle fait à son tour souffrir sa mère par son comportement, ce qui amène parfois la grand-mère à prendre le parti de sa petite-fille et à critiquer sa fille pour son éducation. Dans ces conditions, un adolescent qui s’éloigne dura-
blement de ses grands-parents perd une potentialité d’ouverture particulièrement intéressante. Une telle attitude peut être la conséquence d’une tentative de captation de la part des grands-parents. Mais, habituellement, elle est le reflet de conflits plus ou moins manifestes entre les deux générations précédentes. Il serait utile pour des parents qui le constatent et le regrettent de s’interroger sur leurs véritables sentiments à l’égard de leurs propres parents et sur leur éventuelle ambiguïté, voire ambivalence.