Faut-il inviter ses amis à la maison

Faut-il inviter ses amis à la maison?

Oui, bien sûr! Parce que les amis sont une des choses — et une des chances — les plus importantes
de l’adolescence. Comme les enseignants, mais différemment, ils sont une des sources principales d’ouverture sur un univers extra-familial. S’ils sont importants pour l’adolescent, il ne peut être que souhaitable, et bénéfique, que ses parents les connaissent eux aussi. Recevoir des amis est une preuve de confiance réciproque : de l’adolescent à l’égard de ses parents et de ses parents envers lui. Il peut arriver que celui-ci montre une certaine réticence à inviter ses amis chez lui, souvent parce qu’il appréhende les commentaires qu’ils pourraient faire sur ses parents, qu’il est gêné par
ce qu’ils pourraient voir et parfois même parce qu’il a honte de ses parents et de leurs comportements ou réflexions possibles. Il est toujours douloureux pour les parents de dresser ce constat, mais il est préférable, plutôt que lui en garder rancune ou de manifester déception et agressivité, qu’ils l’aident à dépasser ses réticences en parlant de façon ouverte et claire des raisons de celles-ci et en modifiant, si besoin est, certaines de leurs attitudes, tout en lui montrant qu’ils gardent le respect de ce qu’ils sont, qu’ils n’ont pas honte d’eux-mêmes, et qu’il doit en faire autant.

Dans certains cas, ce n’est pas l’adolescent mais ses parents qui ne veulent pas recevoir ses amis chez eux, par peur de leur mauvaise influence. Élever un adolescent dans la méfiance de ses camarades, comme si la jeunesse était une maladie, par peur, soi-disant, du mauvais exemple, est catastrophique. C’est mal le préparer à l’avenir et manquer de confiance dans ses capacités de
jugement. Ce n’est pas en l’isolant du monde qu’il apprendra à discerner ce qui est bien de ce qui est néfaste pour lui et les autres, mais en le laissant s’y confronter. Toutefois, les amis qu’il invite dans sa famille doivent respecter les règles qui la régissent, en particulier en ce qui concerne l’alcool et autres toxiques et les relations sexuelles. Il est toujours bon que ces règles soient d’emblée clairement posées. Le plus gros problème survient lorsque les parents suspectent les amis de l’adolescent d’avoir une mauvaise influence sur lui. Bien sûr, la présomption d’innocence devrait s’appliquer ici comme ailleurs, et nul ne doit porter de jugement sur une personne sans la connaître, ce qui serait, le cas échéant, donner un fort mauvais exemple à l’adolescent. Cependant,
il peut paraître nécessaire, à un moment donné, de poser des limites et de demander à l’adolescent d’éviter de fréquenter certains amis, même si, quand il s’agit de « mauvaise influence», il faut savoir rester prudent : tout individu est responsable de ses actes, et il ne faudrait pas, afin d’éviter de les prendre en compte, rejeter la faute de certains des comportements de l’adolescent sur
d’autres que lui. Sans poser un ultimatum qui ne ferait que le braquer, pour convaincre l’adolescent que certaines de ses amitiés lui sont néfastes, ses parents seront d’autant plus crédibles qu’ils n’auront pas montré trop de préjugés et d’à priori, et qu’ils pourront argumenter leur position sur des faits et des attitudes précis.

Qu'est-ce que la puberté

Qu’est-ce que la puberté ?

La puberté est un phénomène physiologique, inhérent à révolution normale de l’individu. Elle se manifeste par des transformations corporelles, l’apparition des caractères sexuels secondaires, qui accompagnent l’arrivée à maturité des glandes sexuelles et leur production d’hormones, lesquelles sont différentes chez le garçon et la fille. La procréation devient possible. L’apparition des caractères sexuels secondaires marque l’entrée dans la puberté et permet d’en repérer les différentes étapes. Ils sont, pour une part, communs aux deux sexes : c’est le cas de la pilosité pubienne et axillaire, plus étendue chez le garçon (apparition de la barbe). Chez l’adolescent, le larynx se transforme (la pomme d’Adam apparaît), la voix mue, le volume du pénis et des testicules augmente. Chez la jeune fille, les seins se développent, les sécrétions vaginales apparaissent puis les règles surviennent.

Ces signes secondaires traduisent le développement définitif des organes sexuels, qui constituent les signes sexuels primaires, existant à la naissance et se formant au cours de la gestation chez le fœtus, sous l’influence des gènes masculins et féminins. La poussée hormonale s’accompagne, au début de la puberté, d’une forte accélération de la croissance puis de son arrêt total et définitif, en fin de puberté, quand les transformations sexuelles sont terminées et que les cartilages de conjugaison des extrémités osseuses se sont soudés. Ces cartilages de conjugaison sont une partie des extrémités des os longs du corps (fémur, tibia, humérus, radius et cubitus) non ossifiée qui leur permet de continuer à grandir. Ils s’ossifient définitivement sous l’effet d’une imprégnation par les hormones sexuelles, rendant impossible toute croissance ultérieure.
La puberté chez l’homme est relativement tardive par rapport à celle des animaux les plus proches de lui dans l’échelle de l’évolution, notamment celle des singes anthropoïdes. En effet, la maturité physique et sexuelle de ceux-ci se situe vers 4 ou 5 ans. A cet âge, les glandes sexuelles de l’homme cessent de se développer pour ne reprendre leur croissance que dans un deuxième temps : la puberté. On peut penser que cette évolution en deux temps – arrêt de la croissance glandulaire tandis que le
corps continue de croître, puis reprise de la croissance sexuelle – a favorisé le développement des apprentissages ainsi que la dépendance affective de l’enfant à ses parents. A contrario, une pratique sexuelle plus précoce l’aurait davantage poussé vers l’action au détriment de la pensée et de la verbalisation.

Ses professeurs préconisent le redoublement

Ses professeurs préconisent le redoublement.

Le redoublement est un fréquent sujet de conflit entre enseignants et parents. Il est vrai qu’il est difficile à résoudre. La tendance des orientations scolaires actuelles est plutôt d’éviter le redoublement. Mais elle peut conduire à orienter par la suite l’adolescent vers une filière qui ne correspond plus ni à ses projets ni à ceux de sa famille. Inversement, le fait de redoubler, et
la blessure d’amour-propre qu’il entraîne, sont démotivants.
La réponse ne peut donc être que ponctuelle, chaque cas étant différent. Le redoublement doit faire l’objet d’une discussion approfondie entre enseignants, parents et adolescents. La façon dont la décision onlinegamblinglobby.com/casino-online-uk est préparée, les conditions dont elle est assortie, le sens qu’elle prend de ce fait pour l’adolescent tout comme les espérances que peuvent faire naître la promesse de meilleurs résultats contribuent à le projeter dans un avenir qui ne soit pas synonyme d’échec mais de réussite future.

Le cas des mères seules...Est-ce plus difficile à vivre pour un adolescent

Le cas des mères seules…Est-ce plus difficile à vivre pour un adolescent ?

La situation monoparentale est considérée « à risque » pour l’enfant. Statistiquement ces enfants semblent, en effet, présenter davantage de difficultés de tous ordres et de troubles psychiques. Cependant, plus de risques ne signifie pas risques certains, et il ne faut pas oublier que la majorité des enfants élevés dans ces conditions ne rencontreront aucune difficulté particulière dans leur développement. Il est donc possible de compenser les facteurs de risque que représente, pour un enfant, le fait d’avoir été élevé par une mère seule. Ce n’est pas parce qu’une mère élève seule son enfant que les éventuels troubles de celui-ci sont imputables à la situation de monoparentalité. Bien d’autres facteurs peuvent être incriminés. C’est le cas, par exemple, de la présence de troubles de la personnalité et du comportement chez la mère, d’une situation sociale et économique difficile, d’un isolement ou de rupture avec la famille de la mère. Les mères seules ont souvent des personnalités plus vulnérables, et cette vulnérabilité est en elle-même un facteur de risque pour l’enfant.
Une fois de plus, l’adolescence va être le moment privilégié de révélation de ces difficultés, notamment au travers du tête-à-tête mère/adolescent qui constitue le facteur de risque essentiel de conflit.
L’enfant, pour se développer, a besoin de relations privilégiées tout en s’ouvrant à un tiers et à la différence. Le père représente ce tiers par excellence, puisque présent et nécessaire depuis la conception. Son absence rend l’ouverture vers l’extérieur plus difficile. Elle expose l’enfant à une dépendance affective exagérée et au besoin de se différencier de la mère par la création d’obstacles à la relation et, intérieurement, par la mise en place d’une relation fondée tout à la fois sur l’agrippement à la mère et sur l’insatisfaction. Celle-ci se manifeste par deux modes d’expression essentiels : caprices et conduites d’opposition d’un côté, plaintes et inquiétudes corporelles de l’autre. Plus l’adolescent aura besoin de s’accrocher à la présence maternelle pour trouver une
sécurité et une valorisation qu’il ne trouve pas en lui, plus il tentera d’échapper à cette attraction maternelle, ressentie comme une emprise, par la multiplication d’obstacles à un rapprochement entre elle et lui…
Mais absence ou présence d’un tiers ne se réduisent pas à une simple absence ou présence physiques. La mère, par ses intérêts et ses attachements, désigne à l’enfant le tiers qu’elle investit, celui qui importe pour elle et qui peut devenir pour l’enfant plus que le père réel. Le parent est parent pour l’enfant du fait de sa présence et de son intérêt pour lui, mais aussi par l’attention que
lui porte l’autre parent. L’importance de cet investissement maternel laisse ainsi largement ouverte la possibilité de substituts paternels ou de personnes pouvant servir de support à des identifications autres qu’avec la mère, mais compatibles avec celle-ci.

Elle a fumé sa première cigarette. Va-t-elle devenir « accro »

Elle a fumé sa première cigarette. Va-t-elle devenir « accro » ?

Elle a fumé sa première cigarette? Quoi de plus banal! Et cependant, c’est un geste qui peut être
lourd de conséquences, d’autant qu’il est le fait d’adolescents de plus en plus jeunes, et de plus en plus des filles. Mais, là encore, il ne faut pas dramatiser… Néanmoins, il faut savoir que plus on commence à fumer tôt, plus les risques de complications somatiques graves – tels que le cancer du poumon – sont importants. Par ailleurs, l’indicateur le plus significatif des risques de toxicomanie et de dépendance reste le fait de commencer à fumer avant l’âge de 12 ans, et ce surtout si la consommation est importante. Toutefois, en ce qui concerne le risque de toxicomanie, il est difficile de savoir s’il est véritablement favorisé par le fait de fumer ou si le fait de fumer est le signal d’une vulnérabilité psychologique, voire biologique, aux conduites de toxicomanie. Malgré tout, il ne sert à rien de chercher à mener une prévention forcenée. Car il n’est pas heureux que les parents donnent aux enfants le sentiment qu’ils cherchent à contrôler à tout prix leurs comportements, ni qu’ils veulent et peuvent maîtriser leur avenir. Il n’est pas souhaitable non plus que les enfants grandissent entourés d’une anxiété parentale permanente. La meilleure prévention réside dans la création d’un climat de confiance réciproque qui témoigne que les parents estiment que l’adolescent possède les ressources personnelles suffisantes pour gérer au mieux les risques inhérents à la vie. Mais confiance ne veut pas dire insouciance et liberté totale. Elle suppose d’avoir posé au préalable des limites et des interdits qui aient été expliqués à l’enfant et surtout qui soient évolutifs :
l’adolescent doit pouvoir prendre lui-même le relais de la vigilance parentale. Des réajustements et des retours en arrière sont possibles ; il est recommandé de les envisager sans drame, comme un coup de main temporaire donné par les parents à une difficulté et un débordement passagers de l’adolescent. Il n’est alors pas rare que l’adolescent diminue rapidement sa consommation de
cigarettes, voire la cesse totalement. L’adolescent y renoncera comme à tous les comportements provocateurs du début de l’adolescence, qui s’atténuent dès qu’il se sent plus sûr de lui et parvient à s’approprier un territoire et un espace qui lui soient propres.