Mon fils a des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Que faire

Mon fils a des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Que faire?

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) se caractérisent par des idées obsédantes qui obligent à
accomplir de façon répétée et compulsive des gestes destinés à conjurer les angoisses que créent ces idées obsédantes. Ces angoisses ont en général pour objet les dangers qui pourraient s’abattre sur des personnes proches de la famille. L’adolescent a conscience que ces dangers sont peu réalistes, de même que les ntu^K qu’il accomplit pour calmer son angoisse. Mais ne suffit jamais à le rassurer.
Les idées obsédantes qui angoissent l’adolescent tournent autour de la mort, du péché, de la peur de faire du mal aux personnes aimées, de la contamination microbienne et de la saleté, de la crainte que la seule évocation de mauvaises pensées puisse entraîner leur réalisation. Ce type de croyance en une pensée magique qu’ont les petits enfants imprègne aussi les gens superstitieux, qui ont du mal à accepter la différence entre la pensée et l’acte. Les rituels mis en place par l’adolescent souffrant de TOC le sont pour conjurer le danger. Ils consistent surtout à éliminer le mauvais, le sale :
par exemple, rituels de lavage, rituels qui consistent à vérifier tout ce que l’on fait et à recommencer un nombre de fois déterminé, récitation compulsive de mots destinés à annuler les mauvaises pensées, etc. La liste est longue mais le rituel, quel qu’il soit, a toujours
le même objectif: contrecarrer les pensées dangereuses et protéger ceux que l’on aime du danger. Un adolescent atteint de TOC pense que le fait de ne pas accomplir ce rituel pourrait mettre en péril les personnes qu’il aime. Par exemple, s’il négligeait de se nettoyer les mains, c’est-à-dire s’il ne les lavait pas dix fois de suite, il craindrait de laisser traîner un microbe sur la poignée
de la porte qui, forcément, contaminerait sa mère, son frère ou sa sœur, entraînant leur mort éventuelle. Outre la peur de la mort, c’est parfois la sexualité qui est au cœur de ces craintes.
L’adolescent qui souffre de TOC, à la différence d’un adolescent atteint de délire, reconnaît le caractère absurde de ces idées, mais… il ne peut s’empêcher d’en craindre les effets négatifs et la réalisation magique s’il ne se force pas à accomplir la corvée des rituels. Non seulement il ne peut s’en empêcher, mais cela ne suffit pas et le doute s’insinue : le rituel n’a pas été bien fait,
il faut le répéter encore et encore, et ainsi de suite. Cela peut prendre de telles proportions, le rituel se répétant pendant des heures entières, que l’adolescent en question vit un véritable enfer, s’interdisant par son comportement toute vie normale.
Les TOC peuvent apparaître dès l’enfance mais prennent toute leur ampleur à l’adolescence. Ils s’accompagnent de manifestations anxieuses et dépressives et surviennent chez des enfants et des adolescents soucieux de bien faire, hyper consciencieux et perfectionnistes, inquiets des conséquences possibles de leurs actes, préoccupés par la mort et les questions religieuses.
Obéissants, respectueux, toujours prêts à s’excuser, ils peuvent néanmoins parfois se montrer grossiers et agressifs, notamment si quelqu’un essaie de limiter leurs rituels.

Les médicaments antidépresseurs peuvent les soulager, mais il est important de les aider psychologiquement par le biais d’une psychothérapie à la fois individuelle et familiale, car existent souvent chez l’un des deux parents des manifestations obsessionnelles plus ou moins discrètes, ce qui laisse à penser qu’il n’est pas impossible que des facteurs génétiques soient en cause. Le fait que, au sein de la famille, l’un ou l’autre des parents manifeste des préoccupations anxieuses concer-
nant l’enfant et un besoin de contrôler ce qu’il fait, animé par la peur constante qu’il ne fasse des bêtises ou qu’il ne se fasse mal, favorise l’apparition de TOC. C’est comme si l’enfant, dès son plus jeune âge, était parasité par cette anxiété parentale et cherchait à se délivrer de cette intrusion en posant, avec ses rituels, des frontières censées le protéger contre cette invasion. Mais, en même temps, il a toujours peur de faire du mal à ceux qu’il aime, comme s’il pressentait ce que son désir de se dégager de l’emprise de l’anxiété parentale peut avoir d’agressif C’est pourquoi il est non seulement nécessaire d’avoir recours à une aide extérieure pour soigner un adolescent qui souffre de TOC mais que ses parents eux-mêmes ont souvent également besoin de l’accompagner dans cette démarche.

Ses professeurs préconisent le redoublement

Ses professeurs préconisent le redoublement.

Le redoublement est un fréquent sujet de conflit entre enseignants et parents. Il est vrai qu’il est difficile à résoudre. La tendance des orientations scolaires actuelles est plutôt d’éviter le redoublement. Mais elle peut conduire à orienter par la suite l’adolescent vers une filière qui ne correspond plus ni à ses projets ni à ceux de sa famille. Inversement, le fait de redoubler, et
la blessure d’amour-propre qu’il entraîne, sont démotivants.
La réponse ne peut donc être que ponctuelle, chaque cas étant différent. Le redoublement doit faire l’objet d’une discussion approfondie entre enseignants, parents et adolescents. La façon dont la décision onlinegamblinglobby.com/casino-online-uk est préparée, les conditions dont elle est assortie, le sens qu’elle prend de ce fait pour l’adolescent tout comme les espérances que peuvent faire naître la promesse de meilleurs résultats contribuent à le projeter dans un avenir qui ne soit pas synonyme d’échec mais de réussite future.

Il est victime de racket au lycée. Comment l'aider

Il est victime de racket au lycée. Comment l’aider?

Ce qui paraît le plus intolérable dans le racket lorsqu’il a lieu entre adolescents, c’est ce qu’il signifie de démission de la part d’adultes qui ne sont plus capables de protéger leurs propres enfants. Et ce dans un lieu, l’école, qui se veut le temple de l’éducation. Le racket est générateur d’une insupportable violence qui s’exerce a un triple niveau : celui du vol lui-même qui dépouille l’adolescent de ce qui lui appartient, celui de la honte ressentie par l’adolescent contraint de subir
passivement ce vol et confronté à son impuissance, et enfin celui de l’impuissance des adultes. On ne peut banaliser le racket sous prétexte que la valeur des objets dérobés n’est pas très importante. C’est la situation en elle-même qui est grave. Les parents d’un adolescent victime de racket doivent le lui affirmer et partager avec lui ce qu’il peut ressentir, en le verbalisant au besoin pour lui s’il ne peut y parvenir seul. Il faut cependant faire attention à ce que l’on nomme racket : un conflit entre jeunes au cours duquel sont pris à l’un d’entre eux quelques billes, un jeu sans grande valeur ou quelques babioles n’en est pas un. Si ce conflit s’est déroulé entre copains, il doit se résoudre entre eux. Par contre, tout autre est la situation où un enfant plus grand et plus fort
que lui, voire un groupe, usent de cette position dominante pour menacer l’enfant et le prendre en otage, même si la valeur de ce qui lui est demandé n’est pas élevée. La violence qui lui est faite est inacceptable. De même, il faut mettre un terme, et faire en sorte qu’elle soit sanctionnée
le plus vite possible, à toute situation où l’enfant serait contraint de faire quelque chose qu’il ne souhaite pas faire ou placé dans une position de bouc émissaire. Cette situation est toujours blessante pour celui qui en est victime, comme peuvent l’être certains bizutages, et à ce titre constitue un risque potentiel de traumatisme.

Mais comment, le soutien et la compréhension étant indispensables mais pas suffisants, réagir plus vivement ? Puisque cette situation doit cesser au plus vite, comment procéder? Car il est de notoriété publique que les parents sont pratiquement démunis et que leurs tentatives d’action peuvent se retourner contre l’enfant. L’école elle-même ne sait pas toujours comment procéder, les racketteurs pouvant venir de l’extérieur. Certains parents en sont réduits à changer l’adolescent d’établissement, ce qui peut apparaître comme une démission devant la violence, mais ce qui est sûrement préférable à sa perpétuation. Pour résoudre cette situation, il faut certainement qu’ait
lieu une concertation entre adultes : parents, école et police. C’est la fermeté et la cohérence de ce travail de groupe qui peuvent seules mettre un terme à une pratique assimilable en dernière instance à une forme de terrorisme.

Elle veut se faire tatouer ; il veut un piercing. Faut-il accepter

Elle veut se faire tatouer ; il veut un piercing. Faut-il accepter?

Tatouages et piercings ne sont que Tune des nombreuses modalités dont dispose l’adolescent pour
apposer sa propre trace sur son corps, manifester sa différence et se démarquer des adultes. Pour mieux en comprendre le sens, il faut dire quelques mots de la place du corps à l’adolescence. Nous avons vu que ce sont les changements corporels de la puberté qui marquent l’entrée dans l’adolescence. Ces transformations ne sont ni plus décidées, ni plus choisies par l’adolescent qu’il ne choisit son sexe ou son apparence physique. Face à cette métamorphose physique, l’adolescent a l’impression que son corps le trahit au lieu de le protéger et qu’il révèle des émotions qu’il aurait préféré tenir cachées, quand il rougit malgré lui, par exemple. Chez les plus vulnérables d’entre eux, le corps est vécu comme un corps étranger qu’il va falloir se réapproprier.
Si l’on ne choisit pas son corps, on peut par contre choisir la façon dont on Thabille et dont on le présente. Les modes vestimentaires, la tenue, la coiffure et les marques corporelles vont devenir pour l’adolescent les moyens privilégiés d’y imprimer sa marque personnelle. Dans ce rapport au corps, on retrouve les règles qui régissent le comportement adolescent dans son entier : plus l’adolescent est insatisfait de lui-même en général et de son corps en particulier, plus le besoin d’être vu et remarqué sera fort, plus le moyen choisi passe par une violence exercée à l’égard du corps. Les manifestations les plus extrêmes de cette transformation volontaire semblent en effet ne pas rechercher l’embellissement, être plus du côté du rejet du corps que de la tendresse et substituer la provocation à la recherche du regard admiratif des autres.

Sans être les plus violentes de ces manifestations, tatouages et piercings représentent une véritable inscription dans le corps, telle qu’en intégraient beaucoup de rites initiatiques. On y retrouve le besoin de marquer son territoire, d’affirmer son autonomie, affirmation qui ne peut se faire qu’au prix d’une certaine douleur (même toute relative) qui prouvera la capacité du sujet à supporter souffrances et difficultés. L’adolescent a également besoin, par ce « marquage », de s’assurer de ses limites et de conjurer les attentes qu’il a envers les autres (être vu, regardé, touché, pris dans les bras, etc.). Ce contact, trop désiré pour être acceptable, il va se le procurer à lui-même au travers des figures du tatouage et plus encore par le piercing, qui lui rappelle en permanence qu’il dispose d’un contact possible et entièrement contrôlable avec son propre corps. Cela est évidemment plus flagrant en ce qui concerne certaines formes de piercings comme ceux qui se situent sur le bout de la langue.
Quant aux anneaux, ils peuvent évoquer un désir d’être accroché, tenu, voire même attaché. Mais à qui ? Faute de réponse, l’adolescent met en scène ce désir, mais pour lui seul, dans l’évitement d’une possible rencontre avec autrui, ou encore en miroir de quelqu’un portant comme lui des signes identiques de reconnaissance. Dans le même temps, il affirme sa différence avec le monde parental, celui des adultes établis. Besoin et fuite d’un contact trop attendu, et attendu de façon trop ambivalente pour être tolérable, piercings et tatouages sont le signe que l’adolescent demande à
trouver un lien qui soit pour lui plus acceptable avec ceux dont il est le plus proche. Il faut donc y répondre. Ne pas y prêter attention, ou trop les banaliser, c’est ignorer le besoin sous-jacent qui a motivé le geste de l’adolescent et encourager une possible escalade. Cette réponse peut s’inspirer des règles communément appliquées aux réactions qu’induisent ce type d’attitudes adolescentes : se laisser interpeller ; essayer de déplacer le besoin de l’adolescent de s’exprimer en actes par le corps sur un échange verbal plus général portant sur lui, sur l’image qu’il a de lui-même et qu’il pense que les autres ont de lui ; mais aussi poser des limites, voire des exigences qui tiennent compte du style de la famille, de l’âge de l’adolescent et de la nature de ce qu’il demande ; enfin,
comprendre également que cela peut relever simplement d’un effet de mode qui en édulcore la signification.

Pour la très grande majorité des adolescents, tatouages et piercings ne sont qu’un moyen temporaire d’affirmer leur différence et une étape passagère dans leur évolution. A ce titre, ils les aident d’une certaine façon à se trouver eux-mêmes. Ce sera d’autant plus le cas que cela ne représentera pas une provocation trop importante par rapport aux normes de leur milieu, que les formes de tatouages ou de piercings qu’ils auront adoptées resteront modérées et que ces gestes s’inscriront
dans un phénomène de mode et de groupe.
Il n’y a donc pas, la plupart du temps, de quoi dramatiser quand il ou elle réclame un piercing ou un
tatouage ; mais il n’y a pas non plus de raison pour une famille qui n’est pas coutumière de ce type d’expressions de faire semblant de ne pas voir ce qui est fait pour être vu et pour étonner sinon choquer.