Il n'a envie ni de rire ni de s'amuser. Que faire

Il n’a envie ni de rire ni de s’amuser. Que faire?

Voilà une situation frequente à Tadolescence qui ne doit pas systémariqucment inquiéter : il est normal
d’avoir des moments de tristesse et de repli sur soi. Il est meme imporunt que ces moments puissent ètre dépassés par Tadolesccnt et supportés par l’entourage. Ne pas accepter ses moments de deprime, c’est risquer de taire croire à l’adolescent que ses parents sont trop fragiles pour cela et qu’il se doit en quelque sorte de faire bonne figure pour ne pas les accabler. C’est faire de l’adolescent le « thérapeute » de ses parente, róle écrasant qui le contraint à se sacrifier pour eux. Il n’est pas non plus souhaitable cependant que les parente abandonnent l’adolescent à son malaise. Tout ce qu’un adolescent laisse paraìtre a, en effet, une valeur de message adressé à son entourage. Et ne pas y
répondre revient à laisser l’adolescent seul face à ce qui risque de le submerger. Il y a donc, une fois de plus, un équilibre à trouver entre dramatiser et méconnaitre. Cet équilibre est fonction de la durée, de l’intensité mais aussi des répercussions de cet état sur l’ensemble des activités de l’adolescent.

Ne pas pouvoir manifester de joie ou de plaisir, ni participer à ceux des autres, témoigne d’une crispation de l’adolescent, débordé par ce qui se passe en lui. Il se sent menacé et mobilise son énergie pour contenir à l’intérieur de lui des émotions qu’il se sent incapable de maîtriser. Ces émotions sont le plus souvent indicibles, car faites de sentiments et d’envies contradictoires. Ce
sont ces mêmes contradictions qui expliquent le caractère délicat de la réponse à apporter au mal-être perçu chez l’adolescent. D’autant que cette réponse, l’adolescent la supporte d’autant moins bien qu’il la souhaite plus ardemment… C’est souvent l’intensité même de ce désir qui lui est la plus insupportable, comme si accepter ses attentes envers les adultes était s’y soumettre et ne plus exister par soi-même. Cette morosité est typique des passages difficiles de l’adolescence. L’adolescent souhaite qu’un adulte intervienne pour l’aider à sortir de cet état et, en même temps, il est exaspéré par cette attente… Il faudrait que, par magie, son malaise disparaisse de lui-même ! Heureusement, cela arrive parfois. Le plus souvent grâce à une intervention imprévue, indépendante des personnes les plus proches, et en particulier des parents. Elle est d’autant plus efficace qu’elle prend l’adolescent au dépourvu et qu’il ne vit pas son changement d’humeur comme une capitulation. Ce dernier point est capital et conditionne souvent la réaction de l’adolescent. D’où l’intérêt des médiations qui consistent à atteindre l’adolescent de manière indirecte. Une façon détournée de lui porter l’attention dont il a besoin sans qu’il ait à en prendre conscience. Les animaux domestiques jouent souvent un tel rôle. C’est pourquoi ils peuvent être si utiles à l’équilibre d’une famille, se faisant le vecteur de liens trop chargés affectivement pour être abordés directement. Agir ensemble en faveur de camarades en difficulté ou d’une cause extérieure permet également à l’adolescent de refaire corps avec ses parents et de se détendre sans s’en rendre compte.

Mais il est des situations où une intervention plus directe de la part des parents s’impose. Par exemple, lorsque la tristesse de l’adolescent dure, s’installe et devient pour lui une façon d’être permanente… Ou quand des répercussions se font sentir sur sa vie sociale, affective et scolaire. Les parents doivent alors savoir intervenir tranquillement mais fermement, afin de faire état de leur préoccupation.
Plus l’adolescent refuse le dialogue, plus il faut insister pour avoir une explication. Les parents peuvent avoir recours à une médiation en faisant appel à un tiers ou par le biais d’une consultation médicale chez le généraliste ou le psychiatre. Il est important de préciser à l’adolescent que cette consultation ne signifie pas qu’il soit malade mais que force est de constater qu’il ne semble pas heureux, que ses parents sont en droit de s’en inquiéter, même à tort, et que le mieux est d’avoir un avis extérieur. L’adolescent doit le faire pour ses parents, si ce n’est pour lui. Quant aux parents, il est essentiel qu’ils soient persuadés qu’il est de leur devoir d’entreprendre cette démarche et que celle-ci ne dépend pas du seul avis de leur enfant. Trop souvent, aujourd’hui, les parents, qui ont peur d’un conflit ouvert avec leur enfant, s’abritent derrière le refus de ce dernier pour ne rien faire. Ce faisant, ils l’abandonnent à son sort. Ce n’est comprendre ni l’attente qui se cache derrière cette attitude de refus, ni le paradoxe central de cet âge : que plus l’attente est grande, moins elle est acceptable parce que son intensité même la rend intolérable vis-à-vis de l’image que
l’on veut avoir de soi. Elle en devient blessante et même humiliante.

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