Il se met en colère pour un rien. Comment réagir

Il se met en colère pour un rien. Comment réagir?

Cela n’est pas nécessairement bien grave, et pourtant tout parent pressent vite que cette colère
incontrôlable est le signe d’une souffrance et d’un échec préoccupants. L’impossibilité de se contenir est révélatrice de deux choses : si l’on ne peut pas se maîtriser, c’est que l’on est à bout, et si l’on est en colère, c’est que l’on est malheureux. Deux bonnes raisons pour que les parents s’en
préoccupent et n’abandonnent pas leur enfant à sa solitude. Il n’est bon ni pour l’entourage ni pour l’intéressé de supporter cette situation sans mot dire, sous prétexte que l’adolescent est comme cela, ou que c’est passager, ou encore qu’il souffre déjà suffisamment lui-même sans que l’on vienne en rajouter. Aucune tyrannie n’est bénéfique, ni pour le tyran ni pour ses victimes. L’adolescent est lui-même victime de ce qu’il ne peut contrôler en lui. Il n’est pas acceptable qu’un adolescent soit toujours en colère : s’il ne peut se contrôler, il doit être aidé et accepter d’aller cher-
cher les réponses adaptées à ses difficultés. Derrière la colère se cachent toujours des conflits.
Mais des conflits qui, en général, ne peuvent être formulés clairement; des conflits qui se nourrissent des paradoxes exacerbés par cet âge et des contradictions perçues comme impossibles à résoudre par l’adolescent. C’est aux parents de poser les limites que l’adolescent ne peut trouver lui-même et de chercher avec lui et avec l’aide de tiers appropriés les solutions qui s’impo-
sent : explications familiales, psychothérapie individuelle et/ou familiale, antidépresseurs ou calmants, éloignement de la famille, etc.

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